AFRIQUE : eWaka se lance à l’assaut du marché de véhicules électriques avec sa gamme

eWaka, une start-up kenyane spécialisée dans les solutions technologiques se lance sur le marché des véhicules électriques. La start-up basée à Nairobi proposera des options de mobilité électrique pour améliorer les perspectives économiques du continent africain en matière de développement durable.

Jusqu’ici, eWaka se présentait comme étant l’une des entreprises montantes en matière de solutions technologiques au Kenya, notamment grâce à son application mobile qui permet le suivi en temps réel des véhicules, la surveillance des mesures de performance et le géo repérage pour l’immobilisation à distance. Seulement, la start-up lancera dans les prochains mois la production de véhicules électriques pour « révolutionner la mobilité verte sur le continent africain ».

Basée dans la capitale Nairobi, l’entreprise ambitionne d’accroître la sécurité et d’améliorer les performances d’exploitation des véhicules de transport. Cette réponse aux besoins croissants du transport en Afrique est à l’origine de la collecte de fonds que la jeune pousse a lancé afin d’installer une usine d’assemblage local des véhicules électriques et l’extension de ses solutions technologiques.

À en croire ses responsables, l’offre d’eWaka consiste en une gamme complète de véhicules électriques pour une clientèle diversifiée, notamment les entreprises de livraison et des prestataires de soins de santé, ainsi que des hôtels et des écoles.

Le défi de la durabilité

« Les options de véhicules comprennent les bodas électriques (moto-taxis) l’épine dorsale du secteur de la livraison locale en Afrique, et les options de covoiturage, y compris les scooters et les vélos électriques. La réponse durable d’eWaka face aux défis spécifiques du transport améliorera les performances financières et opérationnelles des entreprises du secteur », indique Celeste Vogel, co-fondatrice, présidente-directrice générale d’eWaka.

La solution de mobilité électrique d’eWaka devrait contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre notamment,  le dioxyde de carbone (CO2) émanant des véhicules thermiques. Également, l’entreprise entend proposer des solutions de recharges de véhicules électriques via les systèmes solaires hors réseau.

Actuellement, le Kenya dénombre environ 350 engins électriques qui concourent à la lutte contre la pollution de l’air et les effets du changement climatique selon le  ministère Kenyan des Transports, des Infrastructures, du Logement, du Développement Urbain et des Travaux publics. La mobilité verte se développe lentement, mais surement dans plusieurs pays du continent à l’instar de l’Afrique du Sud et de l’Égypte.

La course vers un avenir vert

L’Afrique du Sud possède l’un des marchés de la mobilité électrique les plus développés de l’Afrique avec de nouveaux investisseurs à l’instar de « CityBug », une initiative du constructeur chinois Eleksa et l’allemand Audi qui a lancé sa gamme voitures électrique « e-tron » il y a quelques semaines à Johannesburg et à Pretoria. Au Kenya, trois entreprises sont à la conquête du marché régional des voitures électriques notamment Opibus, Fika Mobility et BasiGo. Cette dernière vient de mettre en service des autobus électriques pour faciliter le transport en commun à Nairobi. L’entreprise a par ailleurs annoncé la production locale de 1 000 K6 (des bus de 25 places) d’ici à 2030.

De l’avis de David Rubia, responsable de l’unité de la Qualité de l’air et de la Mobilité du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), la dépendance excessive à l’égard des combustibles fossiles et les tensions géopolitiques actuelles ont mis en évidence la nécessité d’adopter rapidement des sources alternatives de mobilité durable, fiable et abordable.

Benoit-Ivan Wansi

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